Voici la traduction en français :
Le monde évolue vers un modèle hybride : les chaînes internationales restent importantes, mais les domaines stratégiques sont réorganisés plus près de chez soi. Non pas pour revenir à « l'ancienne industrie », mais pour réduire les dépendances critiques et rendre les industries de transition (énergie, alimentation, production circulaire) plus robustes.
La robotisation, l'automatisation et l'IA rendent à nouveau possible ici une production « à haute valeur ajoutée », mais avec moins d'emplois et des exigences de compétences plus élevées. Cela requiert un modèle de formation qui fonctionne plus vite et de manière plus modulaire, avec un lien fort avec la pratique et de nouveaux clusters de compétences (IA, énergie, robotique).
« Les domaines stratégiques sont réorganisés plus près de chez soi. Pour la Belgique, c'est le moment de faire des choix précis : dans quelles niches pouvons-nous réellement exceller ? »
Pour la Belgique, c'est le moment de faire des choix précis : dans quelles niches pouvons-nous réellement exceller ? Pour les entreprises, les secteurs et les prestataires RH, cela signifie avant tout : collaborer plus rapidement autour du reskilling, de la mise en relation et des écosystèmes qui font croître de nouvelles industries.
La localisation stratégique n'exige pas de « tout ramener ici », mais des choix intelligents : quelles chaînes et compétences doivent se rapprocher, lesquelles restent internationales, et comment organiser la transition sans perdre de talents ? Cela commence par expliciter les choix stratégiques : déterminer pour quels domaines l'autonomie est cruciale (énergie, défense, puces électroniques, données, alimentation) et où la dépendance reste acceptable. Il faut raisonner en termes de chaînes de valeur, pas d'usines : localiser signifie souvent ancrer la R&D, la maintenance, l'assemblage ou des composants critiques, pas nécessairement toute la production.
« Investissez aussi dans la productivité en combinant technologie (robotique/IA) et conception de postes viables, afin de rester compétitif dans un contexte de pénurie. Organisez ensuite les compétences comme une infrastructure, avec des parcours d'apprentissage modulaires liés à des projets concrets et à l'afflux de candidats. »
Cela fonctionne le mieux au sein d'écosystèmes, où entreprises, organismes de formation, pouvoirs publics et acteurs RH travaillent ensemble autour d'un même agenda régional ou sectoriel. Enfin, il est essentiel d'abaisser les seuils : simplifier les subsides, les autorisations et les instruments de formation et les rendre plus faciles à mettre en œuvre, afin que l'innovation puisse effectivement changer d'échelle.

