WaW

Entrepreneuriat : l'humanité en guise de boussole

Manuela Marcocci et Tinie Vermeulen sont aux commandes de WaW Jobs, un prestataire de services RH à l'approche résolument humaine.
Passionnée par l'entrepreneuriat dans les RH depuis le début de sa carrière, Manuela a fait ses armes chez Plus Uitzendkrachten et a participé à la création de WaW. Après une formation dans les sciences biomédicales, Tinie a trouvé sa vocation dans la combinaison du contact humain et de l'efficacité commerciale. Autrefois collègues chez Plus Uitzendkrachten, elles ont évolué ensemble dans la profession et gèrent conjointement depuis 2 ans le fonctionnement opérationnel de WaW, faisant chaque jour la différence pour les clients et les candidats.

« Ma devise ? Si tu te consacres vraiment à quelque chose et que tu y crois, ça fonctionnera. Je pense qu'avec les hauts et les bas que nous connaissons, c'est encore essentiel dans notre secteur. Il convient de réussir ensemble, en équipe. Il n'est pas toujours question d'argent, mais d'améliorer la vie des gens en augmentant leurs chances de trouver du travail. »

Quelle est la mission de WaW ?

Tinie : « Notre mission consiste à améliorer la vie des gens en leur offrant des opportunités d'emploi. Il est important d'avoir un travail décent et nous voulons augmenter les chances de chacun, y compris ceux qui sont souvent exclus : trop jeune, trop vieux, le « mauvais » diplôme ou un parcours compliqué. Nous regardons au-delà du CV. Nos conseillers ont le temps d'apprendre à connaître les gens derrière le profil et aussi de vraiment comprendre les entreprises. De quoi permettre des adéquations qui n'auraient autrement jamais eu lieu. »

Quelle est selon vous la plus-value de WaW pour la société ?

Manuela : « Nous voulons apporter une contribution positive : pour le marché du travail, nos candidats, les entreprises et nos collaborateurs. Nous mettons l'accent sur des relations durables, le bien-être au travail et une approche alliant positivité et humanité.

Nous cherchons avec les candidats leur place sur le marché de l'emploi et réfléchissons avec les clients à leurs besoins réels, indépendamment des exigences classiques. »

En quoi votre approche est-elle unique dans le secteur ?

Manuela : « Notre rôle de médiateur est particulier. Nous amenons les gens là où ils n'arriveraient jamais rien qu'avec leur CV. Cela requiert une grande confiance, de la part du candidat comme du client. Notre plus grande satisfaction, c'est de réussir à créer le bon « match ». »

Tinie : « Nous privilégions les relations à long terme aux gains rapides. Nous sommes convaincus que nous faisons encore la différence en faisant primer les gens plutôt que nos KPI. »

WaW fonctionne selon le principe de l'entrepreneuriat participatif. Qu'est-ce que ça signifie ?

Manuela : « Chez WaW, les collaborateurs peuvent devenir actionnaires. Le modèle coopératif est ce qui m'a poussée à rejoindre l'entreprise en 2015. Chacun a son mot à dire lors de l'assemblée générale : une personne, une voix. C'est un concept basé sur le partage. Vous êtes copropriétaire de votre propre entreprise et œuvrez chaque jour ensemble à une mission importante. »

Tinie : « Ce qui m'a convaincue, moi, c'est la possibilité de participer à la réflexion sur la stratégie à long terme. Cela mène à de meilleures décisions et vous savez aussi qu'elles sont soutenues vu que vous les prenez ensemble. L'entrepreneuriat participatif augmente l'engagement, les gens se sentent copropriétaires et sont plus résilients en cas d'échec. Il en découle un travail pertinent, où vous pouvez faire la différence. »

Vous avez également lancé un projet social : « Make it Work ». En quoi consiste-t-il ?

Tinie : « Plutôt que de simplement faire un don à une bonne cause, nous avons fondé « Make it Work » en 2017. Nous investissons un tiers de nos bénéfices dans ce projet qui vise à aider les jeunes de 18 à 25 ans ayant des antécédents judiciaires à trouver du travail. Nous les accompagnons de manière intensive pour révéler leurs talents, c'est la première étape : préparer mentalement les jeunes au travail. Ils n'ont souvent pas conscience d'avoir des compétences, car on leur a toujours répété qu'ils n'étaient bons à rien. Nous créons un climat de confiance et les remettons sur les rails, surtout si on peut effectivement les aider à trouver un emploi. Cela influe aussi sur leur famille et leur environnement, et sur toute la société. »

Que pensez-vous de la technologie et de l'IA dans le cadre de vos activités ?

Manuela : « L'IA va nous décharger de nombreuses tâches et nous devons l'exploiter, car ce qui restera, ce sera justement le contact humain. Un ordinateur ne peut pas encore nouer de relations, si bien que nous envisageons l'avenir avec espoir et la conviction que nous adoptons la bonne stratégie. »

Tinie : « La technologie nous offre une marge de manœuvre. Plus de temps pour faire la différence et miser sur le contact personnel. »

Quel message adressez-vous au monde politique ?

Manuela : « Laissez les entrepreneurs entreprendre plutôt que de les confronter à des tracasseries administratives, des règles et des conséquences financières cachées. Facilitez-leur la tâche et encouragez-les à faire la différence. »

Tinie : « Nous avons besoin d'une grande partie de la population inoccupée pour maintenir la stabilité économique de notre pays : impliquez donc davantage les organisations patronales dans la politique. La concertation devrait être plus importante. Si elles semblent bien sur papier, les règles doivent aussi fonctionner dans la pratique. »

Pour terminer : que voulez-vous dire aux entrepreneurs de demain ?

Manuela : « Investissez dans les personnes et les relations que vous nouez en cours de route. Car au final, ce sont ces liens qui restent, vous procurent satisfaction et font la différence – pour votre entreprise et la société. »